26 juin 2008

La maçonnerie: une matière écologique

Provenance des produits

La maçonnerie se résume à quatre matières : l’argile, la pierre calcaire, le sable et la pierre naturelle. Les effets sur l’environnement dans la production de ces produits sont infimes. À titre d’exemple, l’argile, qui est exploitée depuis la nuit des temps, ne représente qu’une faible partie des matières extraites pour l’activité industrielle. Voici deux carrières :

 

 

 

 

 

Au  Québec : Cette carrière est exploitée depuis 1896.
Elle a une superficie de 1 million de pied carré et n’est creusée
qu’à une profondeur de 10 m et peut fournir la matière première
pour 300 ans encore.
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

En Ontario : Cette carrière est exploitée également depuis 1920.
À raison de 300 millions de briques par année, elle fournira elle aussi
encore des matières premières pendant 60 ans.

Vous le constatez, ces deux carrières d’argile, représentatives de toutes celles qui sont en exploitation, ont peu d’impacts sur l’environnement malgré le fait qu’elles sont en activité depuis plusieurs décennies.

Le même constat est applicable aux produits cimentaires. Les produits cimentaires à base de pierre calcaire créent en effet peu d’impact sur l’environnement.

 

 

 

 

 

Exploitée depuis 1909, cette carrière de l’est de Montréal
fournira la matière première pour fabriquer des produits de béton
pendant encore 50 ans.

La fabrication de la chaux, qui est une des composantes des produits de maçonnerie, entraîne également très peu de retombées sur l’environnement comme le démontre la photo ci-bas.

 

 

 

 

 

L’usine Graymont de Bedford utilise la plus récente
technologie de production pour produire une vaste gamme
de produits de chaux et de pierre calcaire.

Dans l’ensemble, les produits de maçonnerie, pourtant utilisés depuis des millénaires, génèrent un impact très limité sur l’environnement.  La maçonnerie n’endommage pas les écosystèmes, car elle est en harmonie avec l’environnement.

19 juin 2008

Quel est le plus grand pouvoir de l’être humain ?

Quelle est la plus grande faculté de l’homme ? Contrairement aux animaux qui agissent d’instinct, tous s’entendent à dire réfléchir.  Mais le  plus grand pouvoir de l’humain est de choisir. Choisir le bien plutôt que le mal, choisir la paix plutôt que la guerre, choisir une auto à faible consommation plutôt qu’une voiture qui doit arrêter à presque toutes les stations d’essence, ect..

Lors de la conception intégrée du projet à Moisson Montréal, tous les intervenants étaient confrontés  à une série de questions versus les choix de produits ou mécanismes qui s’offraient à eux.

Bien entendu tout n’est pas parfait, mais pour répondre aux besoins du moment en pensant aux générations futures ces questionnements se sont avérés très utiles.

Tentez l’expérience lors de vos prochaines réalisations.

Questions potentielles à se poser tout au long d’un projet

Cheminement décisionnel des produits utilisés

Impact environnemental

  1. Effet de l’utilisation de la matière première pour sa fabrication sur l’écosystème
  2. Effet lors de la fabrication du produit sur l’écosystème (GES)
  3. Coût énergétique utilisé lors de la fabrication du produit
  4. Après sa mise en service, est-ce que le produit émet des GES (liquide et autre) ?
  5. Après son installation, produit-il des GES par rayonnement ?

Efficacité dans le temps

  1. Duré de vie du produit
  2. Résistance du produit
  3. Coût d’entretien du produit sur 50 ans
  4. Produit utilisé pour son entretien (effet sur l’écosystème)
  5. L’effet de son utilisation de tous les jours.(changement d’huile, graissage, etc.)
  6. La capacité de recyclage du produit
    - Réutilisable après utilisation
    - Recyclable après utilisation
    - Dommage occasionné à l’enfouissement
  7. S’il n’est pas réutilisable ou recyclable, quel est son cycle de vie dans l’enfouissement ?

Efficacité énergétique

  1. Sa capacité à récupérer de l’énergie
  2. Son efficacité énergétique (son apport en énergie au bâtiment)
  3. Récupération énergétique par son utilisation

Sa maniabilité

  1.  Sa capacité de réaménagement et modification (amélioration locative)

Transport et outillage

  1. Quel sera le coût de transport du produit
  2. Quelle en sera la fréquence
  3. Outillage utilisé
18 juin 2008

Le développement durable n’est plus une question de coûts, mais de survie !

Plusieurs croyaient que le développement durable et la sauvegarde énergétique n’étaient que des modes ? Ils se trompaient.  Avec la conscientisation planétaire, et la pression des générations présentes et à venir, ces notions se sont implantées profondément dans les esprits. Plusieurs ont fait porter la responsabilité du réchauffement planétaire sur la génération des baby-boomers pour leur consommation abusive. Il faut rappeler à ces accusateurs que d’autres baby-boomers sont devenus les artisans de la conscientisation sur les gaz à effet de serre (GES). Des vedettes comme Brigitte Bardot, des organisations comme Greenpeace, des hommes de science et des explorateurs des régions polaires sont intervenus avec persévérance pour jeter les bases de ces mouvements mondiaux qui luttent contre les changements climatiques.

L’industrie de la construction est également planétaire; elle fait partie du problème et de la solution. L’industrie québécoise représente 11 % de notre PIB (selon les chiffres de la Commission de la construction du Québec  - CCQ). Elle se situe tout juste derrière l’industrie agroalimentaire. Ces deux industries représentent les deux besoins fondamentaux de l’humanité. L’industrie de la construction a donc un leadership à assumer. Le simple choix d’un matériau fait la différence entre un projet pollueur et un projet écologique.

La maçonnerie est déjà en mesure d’aider à atteindre ces objectifs environnementaux dans une approche de développement durable et de sauvegarde énergétique. Les mêmes techniques de maçonnerie sont pratiquées universellement en utilisant les mêmes matières premières depuis des temps immémoriaux. Les maçons détiennent une expérience parfaitement adaptée aux concepts de développement durable. Bien sûr, nous n’en savions rien encore tout récemment, mais il apparaît évident maintenant que l’industrie de la maçonnerie peut, presque sans rien modifier à ses méthodes, participer à ce grand réveil planétaire.

De nombreux intervenants de l’industrie étudient depuis quelques années déjà les conséquences de nos activités sur l’environnement. Leurs préoccupations concernent les émissions de gaz à effet de serre provenant de la fabrication des matières premières, les dommages à l’environnement, la sauvegarde énergétique, la durée de vie, le recyclage et la réutilisation des produits de la maçonnerie, etc. D’ici la fin de 2009, l’AEMQ diffusera sur son site Internet www.aemq.com des informations à cet effet.

17 juin 2008

La conception intégrée : une expérience enrichissante

Voici quelques commentaires recueillis parmi les membres du comité Experts suite à cette expérience; selon nos experts participants, il est extrêmement bénéfique pour le bien fondé de la réalisation d’un projet d’avoir la chance de profiter de toutes les informations techniques des divers intervenants et ce, en ayant le privilège d’avoir un accès direct à eux.  De leur avis, l’utilisation de cette méthode de travail a été sans contredit, une école d’apprentissage inestimable pour tous ainsi que pour le client, qui a maintenant une connaissance approfondie de son bâtiment, ce qui est plutôt rare.

Pour ma part, si on me demandait aujourd’hui de définir dans mes mots ce qu’est pour moi la conception intégrée, voici probablement ce que je dirais; La conception intégrée c’est d’abord et avant tout, faire de la place aux autres. C’est avoir la chance de rester humain en taille et en manière de faire en éliminant toute compétition. C’est partager et vivre en équipe, une confiance, le savoir et être en mesure de pousser au paroxysme, le professionnalisme. Finalement la conception intégrée c’est la garanti humaine dans l’atteinte de ses objectifs.

Vous aurez certainement la chance de lire ou d’entendre très bientôt l’opinion de nos experts à ce sujet, je vous invite à être attentif à tout ce qui sera publié en ce sens, car je crois aux vertus et à l’efficacité d’une telle méthode. Ce serait formidable sur le plan économique, écologique et surtout humain de voir dans un futur rapproché la création par conception intégrée de plusieurs chantiers du Québec.

 

16 juin 2008

La conception intégrée

Dès le début de l’aventure, la CECD était résolue à utiliser la méthode de conception intégrée pour voir à la réalisation du projet pilote à Moisson Montréal. Étant un projet volontaire, nous avons poussé l’audace jusqu’à utiliser la méthode de conception intégrée élargie c’est-à-dire; en appeler de la participation de plusieurs professionnels, entrepreneurs spécialisés, manufacturiers, concepteurs de logiciels de gestion, et autres intervenants de l’industrie,  travaillant tous de concert avec le client Moisson Montréal pour voir à l’élaboration d’un concept d’efficacité énergétique en regard avec le développement durable.

Nous avions la chance de mettre cette méthode en pratique pour que tous les participants puissent tirer ses conclusions et aussi juger de son efficacité.

Plusieurs répondants furent surpris du grand nombre de participants. Certains étaient sceptiques trouvant les intervenants trop nombreux, mais tous avaient le goût de tenter l’expérience.

La toute première activité, décidée par l’ensemble des membres du comité Experts de la CECD, a été de procéder à l’examen intégré des opérations de gestion du client pour ensuite faire l’analyse de l’état du bâtiment afin d’identifier les déficiences.  C’est à partir de ce moment que les membres du comité Experts ont commencé à mettre à profit l’expertise des divers intervenants dans le projet, mais aussi pour leur propre bénéfice, du deux dans un !

C’est suite à cet exercice que les volets réorganisation et renforcement de la structure ont débutés.

Ensemble, les experts ont établi les procédures et méthodes de planification et de gestion afin de faciliter la mise en place d’une approche intégrée. Des charrettes ont été tenues chaque jeudi et des devoirs ont été donnés à chacun. Cette pratique a évidemment  facilité la prise de décision en vue d’application des méthodes retenues.

La conception intégrée : un travail de consensus

Notre équipe d’experts a fait face à quelques défis de taille, ce qui donna lieux à de très beaux échanges. Ayant évidemment sous la main toute l’expertise nécessaire, les solutions n’ont pas tardées à venir, comme exemple :

Les choix en terme de systèmes de climatisation, ventilation, chauffage, etc., ont générés de longs échanges et des questionnements légitimes en regard avec les objectifs premiers de ce projet pilotes;

  • L”intégrité opérationnelle des systèmes
  • Longévité
  • Aisance d’entretien pour le client sans frais additionnels
  • Capacité de production énergétique faible mais très efficace
  • Réduction de la production de CO2

Les experts devaient tenir compte d’une part de tous les facteurs énergétiques, économiques et sociaux et de tous les éléments de l’environnement et des ressources pour se prêter à des choix judicieux, équilibrés, productifs et surtout durables et c’est par consensus général qu’ils ont fait leur choix, voilà qui reflète bien la synthèse de la conception intégrée : des décideurs, un choix unanime et sans équivoque, une responsabilité partagée !

5 juin 2008

La CECD appuie une bonne cause

En novembre 2007, l’Institut de la statistique du Québec affirmait que Montréal était la ville la plus pauvre. Et pour cause : malgré une baisse de 3 % de l’utilisation de l’aide alimentaire au Québec en 2007, l’île de Montréal a connu une hausse de 2,5 % (BILAN-FAIM 2007, rapport sur la pauvreté de Moisson Montréal).

La JOURNÉE NATIONALE CONTRE LA FAIM du 5 juin doit en être une de réflexion et d’actions pour les 110 000 Montréalais en difficulté, dont 33 000 enfants, qui frappent chaque mois à la porte d’un des 207 organismes communautaires approvisionnés par Moisson Montréal. Avec la hausse du prix des produits de base (farine, pain, céréales, riz), bientôt de la viande et de l’augmentation constante du prix du pétrole, nous nous attendons à ce qu’il y ait une demande plus forte auprès des organismes d’aide alimentaire à Montréal.

Au nombre croissant de personnes qui peinent à nourrir leur famille s’ajoute une diminution des dons de nourriture pour les banques alimentaires. Avec la hausse du prix des ingrédients nécessaires à leurs produits, les entreprises porteront une attention plus pointue à la production de leurs aliments. Des approvisionnements rationalisés, moins d’erreurs d’étiquetage et donc moins de surplus entraîneront moins de dons d’aliments pour les banques alimentaires. 

4 juin 2008

La toiture et le développement durable

Michel Desgranges, représentant technique chez Toiture Couture, chef d’équipe des travaux de toiture et membre du comité d’experts de la CECD, présente le volet toiture, résumant les travaux effectués jusqu’à maintenant. Il souligne la collaboration d’un grand nombre d’intervenants de l’industrie de la toiture. M. Desgranges parle également du développement durable dans le cadre de cette phase de ce projet pilote chapeauté par la Coalition énergie et construction durable.

27 mai 2008

Sans vous, ce projet n’aurait pas lieu

À tous les membres du comité experts de la CECD et aux partenaires du projet Moisson Montréal

Sans vous, ce projet n’aurait pas lieu.

Le projet de mise à niveau énergétique dans un cadre de développement durable du bâtiment de Moisson Montréal, parrainé par la Coalition énergie et construction durable (CECD), se poursuit comme prévu.

En présence de nombreux invités de marque, le lancement officiel, organisé le 21 avril dernier, a connu un succès retentissant. De plus, tous les travailleurs impliqués manifestent un très grand enthousiasme face au projet.

Les travaux de construction sont bien entamés car depuis le 6 mai dernier, les travaux de mise à niveau sont en marche.

La mise à niveau de ce bâtiment est une étape très importante, car elle aidera à atteindre notre objectif de sensibiliser et d’encourager les gestionnaires d’immeubles à investir dans la modélisation des bâtiments existants, qui sont très énergivores. L’évidence est là, une vaste partie du parc immobilier au Québec date des années 1950 et 1960 qui doit être modernisée, et ce, rapidement.

Cette expérience pilote nous apprendra bien des choses qui nous allons partager avec l’ensemble de l’industrie de la construction. Nous voulons que la CECD devienne la référence, le chef de file dans ce domaine d’intervention. Nous sommes très fiers de vous compter parmi notre équipe. Vous êtes des précurseurs. Sans vous, ce projet n’aurait pas lieu.

Nous vous informerons régulièrement de l’avancement des travaux, des leçons apprises et de tout autre développement. Nous le ferons à travers une publication de type infolettre - info-express qui résumera les tenants et les aboutissements de la progression du projet. Ceci nous permettra de partager les connaissances et le savoir-faire acquis pendant ce projet. Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site Web de l’ACQ qui consacre une page au projet : www.acq.org en plus de suivre ce blogue.

Grâce à votre expertise et votre généreuse collaboration, nous allons pouvoir faire profiter aux générations actuelles et futures des connaissances acquises dans ce domaine. C’est notre façon à nous de contribuer à un monde meilleur. Ce projet, on en parlera longtemps.

Linda Wilson
Présidente CECD

Jacques Lagacé, ing
Vice-président CECD

Denis Brisebois
Trésorier CECD

Roch Bérubé
Secrétaire CECD

26 mai 2008

Le développement durable à la rescousse du développement de solutions durables

Il est pertinent de se demander comment ce projet de rénovation contribuera à la mission quotidienne de Moisson Montréal. Moisson Montréal est la plus grande banque alimentaire au Canada en termes de denrées distribuées. Entre 40 000 et 50 000 kilos de denrées de toutes sortes sont récupérés chaque jour auprès d’un réseau de 200 fournisseurs agroalimentaires et redistribués rapidement à plus de 200 organismes qui oeuvrent auprès d’une population appauvrie, vulnérable, touchant ainsi toutes les problématiques et tous les groupes d’âge. 

Notre bâtiment de 107 000 pi2. nécessite un entretien et des réparations courantes. C’est ainsi que Moisson Montréal a décidé d’amorcer, pour une première fois dans son histoire, une campagne majeure d’immobilisations afin de recueillir les sommes nécessaires pour effectuer les rénovations requises, acquérir des équipements performants et pour développer certains programmes répondant aux besoins de la population desservie. C’est ce moment qu’a choisi la Coalition énergie construction durable (CECD) pour se manifester, bonifiant nos travaux anticipés avec leur approche de rénovations écoénergétiques dans une perspective de développement durable. Pour Moisson Montréal, cela signifie une mise à niveau et une mise aux normes de ses installations, une optimisation des opérations et des améliorations locatives, le tout offert en dons de biens et services.  Moisson Montréal réduira ainsi son espace utilisé en entrepôt de 70 000 pi2 à 50 000 pi2, en opérant de façon plus efficace et plus économique. De plus, l’environnement sera davantage stimulant pour les 1500 bénévoles participant à nos opérations ainsi qu’à ceux qui font un stage en réinsertion sociale à Moisson Montréal.

Une plus grande rentabilité économique alliée à une rentabilité sociale accrue, en plus d’être un modèle d’efficacité énergétique et de développement durable, quel cadeau inestimable ! Plus de 100 000 personnes rejointes pour le biais des organismes desservis sur l’île de Montréal bénéficieront de cette générosité de l’industrie de la construction.

21 mai 2008

Comment s’explique un tel exploit?

Structure organisationnelle, méthode  de gestion, analyse de la valeur, conception intégrée, nombreux efforts de tous les participants, voilà autant d’éléments qui ont guidé le projet de Moisson Montréal vers la réussite.

Enfin, en ce qui a trait aux nouveaux concepts écologiques, le transfert du savoir et de l’expérience ne se fait pas toujours facilement. La CECD a eu l’idée de rassembler les discussions, les débats, les analyses, les constats, les conclusions, dans une armoire virtuelle accessible à tous les intervenants. On évite ainsi de devoir réinventer la roue à chaque fois.

Le facteur dominant qui a soudé le groupe d’experts, la CECD et le groupe de Moisson Montréal a été de maintenir dans une atmosphère de plaisir, le goût d’être là, ensemble et de partager ses idées.