Crédits carbone

Je participe à ce projet depuis le début et je me sens coupable chaque fois que je sors d’une des rencontres de ce projet (même si je dois rédiger les compte rendus de réunions). Et ce n’est pas parce que je me suis servi allègrement dans le plateau de biscuits.  Non, je me sens coupable d’avoir autant de plaisir lors de ces rencontres. Pour moi, aider les gens est une chose sérieuse, mais l’ambiance est tellement détendue et joyeuse que je ne peux pas faire autrement que de me laisser emporter. À chaque fois, je rencontre des experts dans leur domaine, des gens formidables qui ont tous le cœur sur la main !!! Ce n’est pas difficile à expliquer, on a tous un objectif commun : aider Moisson Montréal dans sa mission d’aider les gens dans le besoin. Qui d’entre nous peut se vanter de ne jamais avoir eu besoin des autres dans sa vie ? Si on peut aider tout en donnant un p’tit coup de pouce à l’environnement, je me dis : pourquoi pas.

D’ailleurs, saviez-vous que ce projet permettra non seulement à Moisson Montréal d’économiser sur sa facture énergétique, mais qu’en plus, il pourrait générer des revenus grâce à la diminution des gaz à effet de serre (GES) permise par ce projet ? En effet, Moisson Montréal pourrait obtenir des crédits carbone pour chaque tonne de GES évitée, et que ces crédits carbones sont monnayables sur le marché.

Il existe des entreprises spécialisées dans le domaine qui font un audit et qui certifie les réductions de GES d’un projet et qui calcule les équivalents en crédits carbone. Des courtiers servent d’intermédiaire pour négocier ces crédits sur le marché, la bourse de Chicago étant l’une de ces places d’échanges.

Comment cela se peut-il alors que les États-Unis n’ont pas ratifié Kyoto ? Tout simplement parce que plusieurs états américains n’ont pas attendues après leur gouvernement central pour mettre en place des objectifs de réduction de GES. L’état de la Californie est le plus actif d’entre eux. Il ne faut pas négliger non plus les efforts faits sur une base volontaire de la part de certaines entreprises. Comme d’habitude, nos politiciens sont à la remorque de la réalité.

Roch Bérubé, ing.
Conseiller en qualification, qualité et exportation.
Représentant de l’ACQ et membre du conseil d’administration de la CECD.

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