26 septembre 2008

Les maçons apportent des solutions

 

Denis Brisebois, chef de groupe de la maçonnerie, nous parle d’un problème récurrent sur les chantiers de construction auquel sont confrontés les maçons, c’est-à-dire celui des arrière murs.   La corniche du bâtiment de Moisson Montréal a obligé les couvreurs à faire un surplomb afin de pouvoir compléter leur travail, ce qui pose un défi aux maçons.  Les maçons du projet de la CECD feront donc un encorbellement, ou trois rangs sortis avec des briques sur le côté.   Ce correctif apportera en même temps un élément de design au bâtiment.  Il s’agit d’une solution communément apportée sur les chantiers de travail par les maçons.

19 septembre 2008

La brique et la construction durable

 

 

Denis Brisebois, chef de groupe de la maçonnerie, explique que les bâtiments en brique ont une durée de vie de 400 ans.  La décision de recouvrir le bâtiment de Moisson Montréal en brique est donc conforme aux objectifs de développement durable.  De plus, après 400 ans, la brique peut être nettoyée et réinstallée.  Il s’agit d’une matière recyclable, donc entièrement écologique.

17 septembre 2008

Construction durable : les maçons de la CECD au travail

Denis Brisebois, chef de groupe de la maçonnerie, fait le point sur l’évolution des travaux. Plusieurs entreprises en maçonnerie travaillent côte à côte dans une première phase afin de poser la brique à la façade du bâtiment de Moisson Montréal.

Les entreprises participantes sont :

Alliage maçonnerie inc                      
Michel Lozeau , président

B. L. Maçonnerie et fils                       
Benoît Girard, président

Groupe Atwill Morin                           
Jonathan Morin, president

Maçonnerie ANM inc                         
Nick Maucierie, président

Maçonnerie Yanick Côté inc              
Yanick Côté, président.

N. Turenne brique et pierre inc         
Normand Turenne, président

ST maçonnerie inc                             
Robi Trudelle, président

Technobrique inc                              
Benoit Turenne, vice-président

Entreprises impliquées dans la deuxième phase :

Maçonnerie Luc Leclerc inc                
Luc Leclerc, président

Maçonnerie Rainville et frères inc      
Gino Ouellet, président

Afin d’obtenir les coordonnés de ces entreprises veuillez consulter le site de l’Association des entrepreneurs en maçonnerie du Québec au www.aemq.com.

15 septembre 2008

À la base des toitures durables : la conception et la spécification (suite)

4e article d’une série de 12

La durabilité du système de toiture

Afin de discuter de la durabilité des systèmes de toiture, il est nécessaire de découvrir l’univers de leur durée de vie. Elle peut être définie selon le moment où la fiabilité arrive sous le seuil du niveau de risque acceptable. Cependant, cette limite de tolérance peut varier d’un projet à un autre, en fonction de différents facteurs tels que le type de bâtiment et les occupants, le type de système, le profil du propriétaire et la situation économique. Également, la conception initiale du projet, la qualité de l’installation, les conditions environnementales et la maintenance peuvent avoir une incidence sur les performances à long terme.

Il est difficile de prédire la durée de vie d’un système et plusieurs méthodes peuvent être utilisées. Les représentants de l’industrie de la toiture s’accordent à reconnaître que, quel que soit l’outil favorisé pour évaluer les questions de cycle de vie et de maintenance, divers systèmes de toiture offrent différentes durées de vie. De plus, très peu de ces méthodes de calcul insèrent des facteurs environnementaux dans l’évaluation.

Les analystes du Freedonia Group estimaient à plus de 316 200 000 M2 (340 millions de pi²) les réfections de toitures dans les secteurs industriel, commercial et institutionnel au Canada, en 2003. Selon un rapport préparé pour l’Athena Institute, plus de 80 pour cent des projets de réfections consistent à enlever complètement les matériaux et à reconstruire. Dans l’hypothèse où le poids moyen des matériaux est de 7,4 lb/pi², cela correspond à plus de 1,01 million de tonnes de déchets créés par les projets de réfections. Il est évident que certains types de ces débris, comme le ballast, sont recyclables, mais beaucoup ne le sont pas.

La sélection des systèmes de toiture aura une incidence considérable sur la consommation de matières premières et sur la gestion des déchets dans l’avenir des bâtiments. La consommation de millions de tonnes de matières premières et de déchets pourrait être évitée grâce à la sélection de systèmes qui offrent une longue durée de vie et un poids léger. Une conception initiale et une construction de qualité combinées avec une maintenance appropriée et rentable augmenteront la durée de vie utile d’un système de toiture.

Mais de toute évidence, des améliorations apportées aux méthodes de recyclage réduiront la quantité de déchets acheminée vers les sites d’enfouissement. Qui plus est, si la conception prévoit un plan de recouvrement, on pourrait éliminer le besoin de recyclage et réduire de façon significative la demande de nouveaux matériaux.

4 septembre 2008

Un projet précurseur, mais surtout un message de bonté

Le projet de Moisson Montréal est beaucoup plus que de la simple rénovation de bâtiment dans un esprit de développement durable. Ce projet est un exemple d’entraide, mais surtout de générosité. Dans un monde où tous sont de plus en plus individualistes, voilà que nous retrouvons avec Moisson Montréal ce que jamais notre société n’aurait dû perdre ; l’humanité. Tous ces travailleurs, qui habituellement sont des compétiteurs, ont décidé de mettre la compétition de côté pour former ce beau projet.

Ayant pris connaissance de ce projet à l’étape de l’exécution des toitures, je n’ai pu que constater tout le travail accompli et non y participer, ce qui m’attriste un peu, je l’avoue ! En y repensant bien, non, je ne suis pas triste, car je sais que ce projet n’est qu’un début, ce n’est qu’une petite partie d’une immense vague qui approche. Avec tous les éléments agrémentant notre vie de tous les jours qui ne cessent de se faire plus rares ou plus chers, je crois que l’entraide et la générosité de notre société reviendront. Je fais partie de la relève et j’ai encore espoir. Je crois que grâce à tous les artisans de ce projet, les gens retrouveront le goût de s’aider. Je pense tout particulièrement ici à ceux et celles que j’ai eu la chance de voir à l’œuvre : Mme Linda Wilson, Mme Mireille Asselin, M. Richard Lebel et M. Michel Desgranges. Un immense merci à vous tous, vous envoyez à notre génération un message d’espoir et de grandeur d’âme que nous pourrons cultiver et enrichir au fil des ans.

28 août 2008

À la base des toitures durables : la conception et la spécification (suite)

3e article d’une série de 12

L’économie d’énergie

Il a été grandement discuté dans ce blogue de l’importance de l’isolation dans la quête de l’efficacité énergétique notamment en ce qui a trait à la réduction de coûts d’énergie et de la demande globale en énergie.

L’isolation équivaut à moins de 1 % des coûts pour un nouveau bâtiment et l’isolation du toit est une fraction de ce coût. Dans la toiture, la continuité du pare-air est capitale pour le rendement énergétique d’un bâtiment. La valeur élevée de l’isolation peut être inefficace s’il y a une défaillance dans cette étanchéité. Afin d’éviter ce problème fréquent, les concepteurs de la construction doivent inclure les détails et les spécifications qui facilitent la coordination des différents métiers sur le chantier. Par exemple, les charpentiers-menuisiers peuvent construire les parapets bien avant l’arrivée des couvreurs et la conception peut nécessiter l’installation sous le parapet d’un pare-air et pare-vapeur afin d’assurer la continuité de l’étanchéité entre le toit et les murs. Cette étape peut être spécifiée dans la section de charpenterie ou de toiture, mais si le pare-air et pare-vapeur est installé par le charpentier-menuisier, il y aura moins de confusion dans la coordination des travaux. Plutôt que de poser un contreplaqué au périmètre et un panneau de gypse, qui tient lieu de barrière thermique, sur lequel on applique au bitume chaud un pare-air et pare-vapeur avant la construction du parapet, le charpentier-menuisier installe tout simplement une membrane autocollante avec une surface sablée avant la construction des parapets. Donc, une spécification qui prévoit la pose d’un pare-air et pare-vapeur autocollant avant la construction des parapets facilite la coordination des travaux.

Pour un projet de réhabilitation comme celui de Moisson Montréal, il n’y a pas de solution simple pour assurer la continuité du pare-air et pare-vapeur entre le toit et les murs. Le concepteur de la toiture doit alors faire usage de son arsenal de détails existants pour limiter au maximum les infiltrations ou exfiltrations d’air à cet endroit. Dans le cas qui nous intéresse, une étude thermographique a démontré qu’il y avait défaillance au périmètre résultant par une perte thermique. Puisque la façade du bâtiment était également en réfection, il a été possible de retirer le contre-plaqué, d’ajouter de l’isolant et de refaire la jonction mur-toit avec une membrane d’étanchéité.

 

Soprema : Jonction mur / toit

Afin d’assurer la continuité du pare-air et pare-vapeur, on peut simplifier la coordination des différents métiers sur le chantier par la spécification de l’installation d’un pare-air et pare-vapeur autocollant par le charpentier-menuisier, avant la construction du parapet.

Dans notre prochain billet, nous aborderons plus en détails la question de la durabilité d’un système toiture, élément clé dans une optique de développement durable. À suivre.

18 août 2008

Les travaux se poursuivent, le développement durable progresse

Grâce à une température clémente, les entreprises Isolation Algon 2000 inc  et Métrotec / P.G.B Isolation inc. ont terminé les travaux d’isolation de l’enveloppe.  La table est maintenant mise pour accueillir les entrepreneurs en maçonnerie.  Ceux-ci débuteront leurs travaux d’ici deux semaines.  Avant de débuter les travaux en maçonnerie, il faut une bonne préparation du chantier, réception des matériaux, installation des échafauds etc., une large partie de cette opération débutera dès cette semaine.

D’ici là, l’entreprise Patenaude-Trempe inc. procédera à la deuxième évaluation thermographique du bâtiment pour analyse suite aux travaux d’isolation exécutés sur le bâtiment.

Nous pourrons enfin admirer le nouveau look extérieur du bâtiment Moisson et toute notre admiration et nos félicitations vont à nos participants.

15 août 2008

Isoler en mauve pour le développement durable

Isolation mauve pour la construction durable

 

Cette semaine, Moisson Montréal est devenu mauve pour mieux s’afficher en vert : les entrepreneurs en isolation de la CECD, Métrotec / P.G.B Isolation inc. et Isolation Algon 2000 inc., ont recouvert la façade du bâtiment.  Les travaux avancent !

15 août 2008

À la base des toitures durables : la conception et la spécification (suite)

2e article d’une série de 12

L’influence des programmes de points en construction écologique

Le U.S. Green Building Council et le Conseil du bâtiment durable du Canada, entre autres, ont joué un rôle important dans la promotion de la construction écologique, principalement grâce au programme d’attribution de points pour l’obtention de la certification Leadership in Energy and Environmental Design (LEED). Malgré ses bienfaits, le programme LEED a involontairement dirigé les projecteurs sur les toitures vertes et sur les revêtements réfléchissants en tant qu’options uniques de toitures durables. Le système d’attribution de points du LEED peut ne pas être la meilleure solution pour promouvoir l’environnement et l’efficacité énergétique. Le programme devrait plutôt avoir pour objectifs la durabilité, la longévité, la réduction des déchets et l’aptitude au renouvellement. Une toiture écologique doit être durable afin d’éviter l’acheminement de déchets vers un site d’enfouissement et l’utilisation de nouveaux matériaux. De plus, le système doit être conçu de façon à ce que les produits utilisés répondent aux attentes de la durée de vie et qu’ils puissent être réutilisés, réparés ou recouverts dans le but de doubler, et même de tripler, la durée de vie de la couverture.

Il ne faut pas affirmer que les principes du LEED doivent être omis dans la conception de toitures. Bien que la vocation et la conception d’un bâtiment ne mènent pas naturellement à son inclusion dans le programme de certification du LEED, les concepteurs peuvent néanmoins adopter ses lignes de conduite.

Les fondements de la conception d’une toiture durable

L’économie d’énergie, la durabilité, la consommation de matières premières et la réduction des déchets devraient guider la conception et la spécification de la toiture. L’économie d’énergie ne dépend pas seulement des matériaux d’isolation, mais aussi de la continuité du pare-air et pare-vapeur à la jonction du toit et du mur. La durabilité est quant à elle liée à la conception et à la sélection des matériaux et à une installation de qualité. Ces éléments réunis mèneront à la longévité et, par conséquent, à la réduction des déchets.

Le choix de matériaux pour Moisson Montréal

Le choix de matériaux pour l’étanchéité de la toiture du bâtiment de Moisson Montréal a principalement été fait en fonction de ces considérations. Les membranes d’étanchéité pour toiture utilisées dans ce projet permettent de maintenir l’isolant sec et offrent ainsi une plus grande efficacité énergétique. Mais surtout, les systèmes de toiture bicouches utilisés chez Moisson Montréal permettent une très grande durée de vie  de même que des possibilités de recouvrements multiples dans le futur.

La semaine prochaine, nous aborderons plus en détail la question de l’économie d’énergie dans la conception de toitures durables. À suivre …

13 août 2008

Faire de l’économie d’énergie une réalité en choisissant l’isolation appropriée

LE CALORIFUGEAGE :

C’EST ÉCONOMIQUE

  • Un calorifugeage de qualité, choisi en fonction de ses propriétés, augmente l’efficacité des systèmes de chauffage-ventilation-refroidissement, plomberie, vapeur, procédé et production d’énergie d’installations commerciales et industrielles.
  • Un calorifugeage adéquat conserve l’énergie en réduisant les pertes et les gains de chaleur.

C’EST MISER SUR LA DURABILITÉ

  • Le calorifugeage prévient les dommages causés à l’équipement par le feu ou la corrosion atmosphérique.
  • Le calorifugeage assure une résistance à la production et à la prolifération des fongus et bactéries.

C’EST CHOISIR LE CONFORT

  • Le calorifugeage prévient la transmission des vapeurs d’eau et la condensation sur les surfaces froides.
  • Le calorifugeage contrôle les températures de surface pour la protection et le confort des personnes.

L’ISOLANT DES BÂTIMENTS:

C’EST ÉCONOMIQUE

  • L’isolant et les membranes pare-air/vapeur d’un bâtiment bien isolé réduisent les dépenses énergétiques considérablement tout en évitant des dépenses coûteuses en réparation des  matériaux adjacents.

C’EST MISER SUR LA DURABILITÉ

L’isolation est les pare-airs/vapeur empêchent :

  • La désagrégation de l’enveloppe et de la structure du bâtiment ;
  • La condensation qui amène le pourrissement du bois, l’effritement du béton, le ruissellement d’eau vers l’intérieur, décollage de la peinture, etc…
     

C’EST CHOISIR LE CONFORT

L’isolant et les pare-air/vapeur :

  • Permettent de contrôler l’humidité et d’empêcher la circulation des vapeurs d’eau ;
  • Empêchent la poussière extérieure et tous les organismes en suspension dans l’air de pénétrer à l’intérieur.